On ne négocie pas avec la règle : sur les trottoirs français, la trottinette électrique n’a pas sa place. Hormis le cas où l’engin est tenu à la main, la législation, depuis 2019, ne laisse aucune zone d’ombre : pistes cyclables avant tout, ou chaussée si la piste fait défaut et que la vitesse de la voie le permet. La tentation d’ignorer cette contrainte demeure forte, surtout face à des arrêtés municipaux qui, parfois, brouillent les pistes. Pourtant, l’addition est salée pour les indisciplinés : jusqu’à 135 euros d’amende. Certains maires s’autorisent des exceptions locales, alimentant un flou qui ne profite à personne.
Trottinettes électriques en ville : ce que dit la loi aujourd’hui
Les trottinettes électriques ont bouleversé le paysage urbain, forçant les autorités à renforcer leur arsenal réglementaire. Désormais classées parmi les EDPM (engins de déplacement personnel motorisés), elles suivent un régime particulier inscrit dans le code de la route. Les dernières évolutions, notamment la loi trottinette électrique 2026, précisent le fonctionnement de ces nouveaux véhicules, qu’il s’agisse de circulation, de vitesse ou d’assurance.
Pour tous ceux qui utilisent une trottinette électrique en ville, la règle est limpide : priorité aux pistes cyclables. Si la chaussée s’impose, ce ne sera jamais au-delà des voies limitées à 50 km/h. Hors agglomération, seules certaines voies spécialement aménagées restent accessibles. La vitesse plafonne à 25 km/h en zone urbaine. À chaque carrefour, il s’agit de respecter feux, priorités et passages piétons, comme n’importe quel cycliste.
Voici les points de vigilance à ne pas perdre de vue :
- Assurance trottinette : la responsabilité civile est obligatoire, sous peine de sanctions lourdes.
- Le casque n’est pas imposé partout, mais il est vivement conseillé, surtout pour les plus jeunes.
- L’équipement réglementaire inclut avertisseur sonore, éclairage avant et arrière, et dispositifs réfléchissants.
Les employeurs aussi peuvent soutenir cette mobilité durable grâce au forfait mobilités durables, un dispositif qui encourage des trajets moins polluants. En continuant d’affiner la réglementation, la France cherche l’équilibre entre sécurité, innovation et partage de la voirie. Les usagers de la route, eux, doivent s’adapter à ce changement de cap, sous peine d’en payer le prix.
Peut-on rouler sur les trottoirs avec une trottinette électrique ?
La question fait débat, la règle ne laisse aucune place à l’interprétation : circuler sur les trottoirs avec une trottinette électrique est interdit, sauf à la pousser, moteur éteint. Ce n’est pas un caprice législatif, mais une mesure visant à protéger les piétons et à garantir l’ordre sur l’espace public.
Dans les grandes métropoles, comme Paris, ce principe vaut doublement : les sanctions pleuvent là où les flux piétons sont denses. 135 euros d’amende attendent ceux qui prennent le risque. Seule tolérance, donc : tenir sa trottinette à la main lorsqu’on doit traverser ou emprunter un trottoir ou une zone piétonne. Dans cette configuration, l’engin n’est plus qu’un simple objet transporté.
Le facteur vitesse ne change rien à l’affaire. Même en roulant au pas, la trottinette électrique sur le trottoir reste prohibée. Certaines zones piétonnes, clairement signalées, peuvent accorder une exception, à condition de limiter son allure à 6 km/h et de s’adapter en permanence à la circulation des piétons.
Voici ce que prévoit la réglementation pour ces situations :
- La circulation sur les trottoirs n’est possible que sur autorisation expresse de la mairie
- En cas d’infraction, l’amende de 135 euros tombe
- Pousser la trottinette, moteur coupé, reste toléré
Quant au stationnement, il n’est pas laissé au hasard. Les trottinettes doivent être garées sans gêner le passage, en particulier celui des personnes à mobilité réduite. Le moindre doute, la moindre hésitation, et il vaut mieux opter pour une zone de stationnement dédiée clairement identifiée.
Comprendre les alternatives : pistes cyclables, chaussée ou zones partagées
Pour ceux qui veulent circuler en trottinette électrique sans s’attirer d’ennuis, il faut connaître les itinéraires autorisés. Les pistes cyclables sont le choix de référence : chaque fois qu’une piste ou une bande cyclable est disponible, elle doit être empruntée. C’est là que la cohabitation avec les cyclistes se fait le plus naturellement.
En l’absence de piste, direction la chaussée, mais uniquement sur routes limitées à 50 km/h ou moins. Hors agglomération, la règle se montre plus stricte : seuls les voies vertes ou les pistes cyclables spécialement aménagées sont accessibles. La vitesse maximale autorisée reste fixée à 25 km/h, sans exception.
Les zones partagées, où se côtoient piétons, vélos et engins comme les trottinettes, exigent une vigilance de tous les instants. Ici, le rythme s’adapte à la densité humaine et à la diversité des usages. La prudence devient la règle d’or.
Pour y voir plus clair, voici les alternatives concrètes qui s’offrent en ville :
- Pistes cyclables : à privilégier dès qu’elles existent
- Chaussée : uniquement sur les voies adaptées
- Zones partagées : vitesse modérée, attention redoublée
Ces consignes ne sont pas là pour compliquer la vie des usagers, mais pour organiser les flux et limiter les frictions. Respecter les marquages, les signalisations et les limitations, c’est s’assurer des déplacements plus sûrs et plus fluides pour tous.
Adopter les bons réflexes pour circuler en sécurité et respecter les piétons
Se déplacer en trottinette électrique implique de suivre une véritable discipline. Avant toute chose, soignez votre équipement. Porter un casque n’est pas obligatoire pour tous, mais c’est un réflexe qui peut faire la différence. Soyez visible : gilet réfléchissant, éclairages avant et arrière, avertisseur sonore, tout doit fonctionner pour prévenir les risques. Ces équipements obligatoires sont loin d’être facultatifs, ils protègent chaque trajet.
Sur les grands axes, priorité aux piétons. À l’approche d’un passage piéton, d’une école ou d’une zone animée, ralentissez franchement. Prévoyez vos arrêts, adaptez votre conduite. Lorsque vous stationnez, évitez de gêner les personnes à mobilité réduite ou les poussettes. Un stationnement anarchique engendre vite des tensions, particulièrement dans les centres urbains.
La question de la responsabilité civile ne se pose pas : elle est engagée dès le moindre incident. Vérifiez que votre assurance trottinette couvre bien tous les dommages, matériels comme corporels, causés à autrui. Certaines compagnies, telles qu’APRIL Moto, ont développé des garanties spécifiques pour les engins de déplacement personnel motorisés.
Si vous utilisez une trottinette en libre-service, prenez le temps de contrôler son état avant de partir : testez les freins, vérifiez l’état des pneus, assurez-vous que les lumières fonctionnent. Ces gestes simples évitent bien des surprises et facilitent la cohabitation avec tous les autres usagers.
La ville change de visage à chaque nouveau mode de déplacement. À chacun d’y trouver sa place sans imposer sa loi sur le bitume.


